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GCRR

Membres

En janvier 2012, le GCRR sera établi et sera composé de membres de l'ensemble du pays qui représenteront un large éventail d'expertise et d'expérience en éthique, en intégrité de la recherche, en administration de la recherche, dans les domaines des sciences de la santé, des sciences sociales, des sciences naturelles et du génie, du droit et de la collectivité. 

Les membres du GCRR sont :

  • Marc Joanisse (Président)
    Professeur
    University of Western Ontario

  • James Ellis
    Scientifique principal, biologie du développement et des cellules souches, Hospital for Sick Children
    Conseiller en intégrité de la recherche, Hospital for Sick Children
    Professeur titulaire, génétique moléculaire, Université de Toronto

  • Faisal Khan
    Professeur
    Chef du département de génie des procédés à la Faculté de génie et de sciences appliquées
    Memorial University

  • Lyne Létourneau
    Professeure
    Université Laval

  • Robert Lipson
    Professeur de chimie
    Doyen des sciences
    University of Victoria

  • E. Ann McDougall
    Professeure
    Département d’histoire et d’études classiques
    University of Alberta

  • Janice Ristock
    Vice-rectrice aux affaires universitaires
    University of Manitoba

  • Membre d'office :
    Susan Zimmerman
    Directrice exécutive
    Secrétariat sur la conduite responsable de la recherche

 

 

Marc Joanisse (Président)
Professeur
University of Western Ontario

M. Joanisse est professeur à l'University of Western Ontario, où il est également directeur adjoint des études supérieures au Département de psychologie. Au sein de cet établissement depuis 2000, il étudie les bases cognitives et cérébrales du langage et de la lecture. Sa recherche porte sur un éventail d’aptitudes, de populations et de techniques, mais il étudie tout particulièrement le trouble de l’acquisition de la lecture chez l’enfant en utilisant des techniques comportementales, l’oculométrie et la neuro-imagerie.

M. Joanisse est titulaire d’un doctorat de l'University of Southern California. Il a été rédacteur en chef adjoint du Journal of Speech Language and Hearing Research.

James Ellis
Scientifique principal, biologie du développement et des cellules souches, Hospital for Sick Children
Conseiller en intégrité de la recherche, Hospital for Sick Children
Professeur titulaire, génétique moléculaire, Université de Toronto

M. Ellis a obtenu son B.Sc. à l’Université McGill et a fait son doctorat à l’Université de Toronto avec le M. Alan Bernstein, mettant au point des vecteurs rétroviraux pour le ciblage génique. Il a consacré des travaux postdoctoraux à l’étude de la région de contrôle du locus de la bêta-globine, sous le mentorat du M. Frank Grosveld à Londres. M. Ellis a constitué sa propre équipe de recherche au Hospital for Sick Children de Toronto en 1994, se penchant plus spécialement sur la thérapie génique pour la drépanocytose. Le laboratoire Ellis a pour but de produire des vecteurs rétroviraux et lentiviraux sûrs et efficaces pour manipuler les cellules souches aux fins de la médecine moléculaire. Les cellules souches répriment l’action de vecteurs viraux en compactant l’ADN dans des structures de chromatine inaccessibles. L’équipe étudie ces mécanismes et conçoit des vecteurs dotés d’isolants qui résistent à la suppression. Elle a mis au point des vecteurs MECP2 pour la thérapie génique du syndrome de Rett, ainsi que des vecteurs comportant des gènes rapporteurs qui repèrent des types de cellules spécifiques. Par exemple, ses vecteurs EOS s’expriment dans des cellules souches pluripotentes et facilitent la production de cellules souches pluripotentes induites (iPS) chez le patient. L’équipe Ellis utilise actuellement ces iPS pour modéliser le syndrome de Rett, d’autres troubles du spectre autistique, la fibrose kystique et le syndrome de Williams-Beuren. Par ailleurs, elle effectue des dépistages de drogues sur les cellules dérivées des iPS des patients afin d’exploiter leur potentiel dans la recherche de médicaments personnalisés. M. Ellis a été nommé conseiller en intégrité de la recherche au Hospital for Sick Children en octobre 2013. En 2015, il a organisé un symposium sur l’intégrité de la recherche, à Toronto.

Faisal Khan
Professeur
Chef du département de génie des procédés à la Faculté de génie et de sciences appliquées  
Université Memorial

Le Pr Faisal Khan est chaire de recherche Vale en sécurité et gestion des risques. Il est aussi chef du département de génie des procédés à la Faculté de génie et de sciences appliquées de l’Université Memorial. Il consacre des recherches à l’ingénierie de la sécurité et de la gestion des risques en milieu extracôtier, à la sécurité inhérente, à la gestion des risques ainsi qu’à l’évaluation et à la gestion de l’intégrité axées sur les risques. Il travaille avec des multinationales du secteur des hydrocarbures à la problématique de la sécurité et de l’intégrité des actifs.

En 2006, il a passé quelques mois comme expert en matière de risques et d’intégrité auprès du Lloyd’s Register, une organisation vouée à la gestion des risques. Il a aussi été conseiller du gouvernement de Terre-Neuve en matière de sécurité et de gestion des risques. Il reste expert en la matière au service de nombreuses organisations, y compris le Lloyd’s Register EMEA, SBM IMODCO, Intecsea, Technip et Qatargas. Entre 2008 et 2010, il a passé du temps à l’Université du Qatar et à la société de GNL Qatargas, chargé de la sécurité des procédés et de la gestion des risques. En 2013-2014, il était professeur invité en génie extracôtier et maritime au Collège maritime d’Australie. À ce titre, il a dirigé la mise sur pied d’un groupe consacré à la sécurité et à la gestion des risques en milieu extracôtier. Il a aussi lancé une initiative de coopération avec de nombreuses institutions internationales. Son travail sur la scène mondiale a mené à la signature par le Collège d’un protocole d’entente avec la NTNU (Norvège), l’ITS (Indonésie), l’UTM (Malaisie) et l’Université de Tokyo.

Il a reçu le prix d’excellence en recherche du recteur en 2012-2013, et le prix national en gestion de la sécurité des procédés de la SCGC en 2014. Il a rédigé plus de 300 articles, publiés dans des revues scientifiques ou présentés à des conférences, au sujet de la sécurité, des risques et de l’ingénierie de la fiabilité. Il a signé cinq livres dans ce domaine. Il est rédacteur du Journal of Process Safety and Environmental Protection, du Journal of Loss Prevention et du Journal of Process Engineering. Il offre souvent des programmes ou ateliers de formation sur l’ingénierie de la sécurité et sur la gestion des risques, que ce soit à St. John’s, à Chennai, à Dubaï, à Pékin, à Aberdeen, à Doha ou à Kuala Lumpur.

Lyne Létourneau
Professeure
Université Laval
Québec, PQ

Lyne Létourneau est professeure titulaire au département des sciences animales de l’Université Laval, où elle enseigne l’éthique de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que la conduite responsable de la recherche. Elle détient un doctorat en droit (2000) de l’Université d’Aberdeen en Écosse, de même qu’une maîtrise en droit (1993) et un baccalauréat en droit (1988) de l’Université de Montréal. Combinant cette formation disciplinaire à une expertise en éthique appliquée, ses intérêts de recherche portent sur les structures constitutives du rapport entre l’éthique et le droit dans les domaines de la protection des animaux et des biotechnologies agricoles. En plus de compter à son actif des publications relatives au droit de la protection des animaux, à la gouvernance des biotechnologies agricoles, à l’éthique animale et aux enjeux éthiques soulevés par la modification génétique des animaux et des plantes, elle est l’auteure du livre L’expérimentation animale : l’homme, l’éthique et la loi (1990) et la directrice de l’ouvrage collectif Bio-ingénierie et responsabilité sociale (2006). Lyne Létourneau a été membre du Comité consultatif canadien sur la biotechnologie (CCCB) de 2002 à 2007 et du Comité de travail sur les nanotechnologies en agroalimentaire de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec (CEST) de 2009 à 2011. Elle a également été membre du comité de direction de l’Institut d’éthique appliquée (IDÉA) de l’Université Laval de 2004 à 2012. En 2014, elle a présidé la création d’un nouveau diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) sur l’agriculture, l’alimentation et la société qui sera offert à l’Université Laval à compter de l’automne 2016.

Robert Lipson
Professeur de chimie
Doyen des sciences
University of Victoria

Robert Robert Lipson a obtenu un doctorat en physique de l’University of Toronto en 1985. Il a ensuite fait des travaux postdoctoraux au sein du Groupe de spectroscopie au Conseil national de recherches Canada. Il a été membre du corps professoral du Département de chimie de la University of Western Ontario jusqu’en 2010, et directeur de ce département de 2000 à 2005. Il est actuellement professeur de chimie et doyen des sciences à la University of Victoria. M. Lipson a publié plus de 110 articles dans des revues avec comité de lecture dans les domaines de la spectroscopie laser, des matériaux photoniques et des applications relatives à la lithographie interférentielle et de l’élaboration de techniques d’analyse pour la spectroscopie de masse MALDI.

M. Lipson est membre de l’Institut de chimie du Canada. Il a été membre et président du Comité de sélection des subventions en chimie analytique et physique du CRSNG (de 2004 à 2006) et membre du Comité de sélection des Bourses commémoratives E.W.R. Steacie (de 2008 à 2010). Il a été  directeur scientifique principal de la Revue canadienne de chimie de 2004 à 2012.

E. Ann McDougall
Professeure
Département d’histoire et d’études classiques
Université de l’Alberta

Ann McDougall s’est jointe à l’Université de l’Alberta en 1986, après avoir obtenu un doctorat en histoire de l’Afrique (Université de Birmingham [Royaume-Uni], 1980). Elle a aussi enseigné et effectué des recherches postdoctorales à diverses universités : Dalhousie, Duke, York et Toronto. Participant activement à la vie de sa communauté universitaire, elle a été présidente et responsable des services-conseils aux membres de l’association des universitaires (dans chaque cas pour un mandat de trois ans). Elle a été fondatrice, responsable et directrice du Programme d’études sur le Moyen-Orient et l’Afrique de la Faculté des arts (1996 à 2009). Elle a représenté le conseil universitaire au sein de comités de sélection de directeurs de départements. Elle a été membre de comités des prix des facultés et de l’Université. Elle entame son troisième mandat au comité des bourses de la Faculté des études supérieures et de la recherche.

Sur la scène nationale, elle a été présidente de l’Association canadienne des études africaines (deux fois), et elle a piloté la transformation de sa revue, paraissant depuis 40 ans, en publication en ligne (en tant que rédactrice en chef, en 2009-2010). Elle a aussi été cofondatrice et dirigeante du Conseil canadien des sociétés savantes d’études régionales, soutenu par le CRDI (1998 à 2006). Depuis 20 ans, elle participe aux travaux de trois comités des subventions ordinaires de recherche du CRSH (histoire, études interdisciplinaires).

Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse surtout au nord-ouest de l’Afrique et aux questions du pouvoir et de l’identité telles qu’elles se posent dans les sociétés islamiques sahariennes. Dans la dernière décennie, elle a signé des publications sur l’esclavage en région saharienne à des époques historiques et aujourd’hui, les femmes esclaves et l’esclavage des femmes (en particulier les concubines), et l’histoire des Haratins en Mauritanie (où la plupart se revendiquent esclaves affranchis) et dans le sud du Maroc (où ils sont agriculteurs). Elle a récemment mené à bien un projet, subventionné par le CRSH (2008 à 2012), sur l’histoire et l’identité sociale des Haratins, « The Sahara’s Invisible People: Haratine History and Social Identity ». Un volume est en préparation chez les Éditions Karthala (Paris).

Janice Ristock
Vice-rectrice aux affaires universitaires
University of Manitoba

Janice Ristock est titulaire d’un baccalauréat avec spécialisation de la University of Manitoba, d’une maîtrise en psychologie sociale appliquée de la University of Guelph et d’un doctorat en psychologie communautaire de la University of Toronto. Avant d’occuper le poste de vice-rectrice aux affaires universitaires, elle était vice-rectrice associée à la recherche. Elle avait auparavant occupé pendant quatre ans le poste de doyenne associée à la recherche et au perfectionnement du corps professoral à la Faculté des arts et pendant 12 ans celui de coordonnatrice du Programme d’études féminines et de genre de la Faculté. En plus d’enseigner les études féminines et de genre, Mme Ristock est professeure auxiliaire en anthropologie, en sciences sociales familiales et en études sur les handicaps. Elle est une chercheuse communautaire de renommée internationale. Ses travaux mettent principalement l’accent sur le bien-être et la justice sociale au sein de la collectivité, en particulier dans trois domaines qui se chevauchent – le genre et la sexualité; la violence interpersonnelle; et le VIH-sida et la stigmatisation en découlant. Ils ont bénéficié de l’appui de diverses organisations, notamment le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada. Leurs résultats ont fait l’objet d’une large diffusion dans des publications avec comité de lecture.

Janice Ristock compte à son actif six ouvrages, à titre d’auteure ou de directrice de la publication, ainsi que de nombreux articles scientifiques, chapitres d’ouvrage et rapports gouvernementaux. Elle a aussi donné nombre d’exposés et de présentations scientifiques à titre d’oratrice invitée. Mme Ristock a reçu un grand nombre de distinctions et de prix, notamment le prix Femme de distinction du YWCA et du YMCA, le Prix Rh pour son apport exceptionnel aux bourses et à la recherche interdisciplinaires, le prix Outreach de la University of Manitoba, le Prix pour contribution exceptionnelle de la Faculté des arts ainsi qu’un prix de la Division 44 de l’American Psychological Association pour un ouvrage exceptionnel apportant une précieuse contribution à la psychologie des lesbiennes, des gais et des bisexuels. Elle a aussi été nommée au palmarès des 100 femmes les plus puissantes du Canada.